Tout d’abord, ils se sont retrouvés le samedi 15 juillet au local du groupe d’Annemasse pour charger la « fameuse » remorque avec les vélos, malles et tentes.  Dimanche 16 juillet, les Pionniers sont partis de la gare de Genève accompagnés par Aurore et Johnny pour arriver à Montendre (17) le lendemain à 13h00.  Pendant que les Pionniers voyageaient en train de nuit, Sophie et Thierry (et leurs enfants Lucile et Karl) prenaient eux aussi la route avec la remorque.

Leur camp s'est déroulé en deux parties. La première semaine, ils ont campé à Montendre, ville situé à 60 km au nord de Bordeaux, où Jacques Plaine (ancien responsable du poste pionnier d'Annemasse) et sa famille sont propriétaires depuis deux ans d'un domaine de 9 hectares comprenant plusieurs pavillons, deux dépendances et un château du XVIIIème qu'ils rénovent.

Les Pionniers ont monté leur camp dans le parc, bien à l'ombre au milieu de la pinède ( très agréable en ces temps de canicule ! ) et ont consacré les deux premières journées au montage de quelques installations : une table (suffisamment grande pour accueillir 24 personnes) et aussi assez solide pour que d’autres scouts de la région qui ont l'habitude de camper à cet endroit puissent eux-aussi en profiter le plus longtemps possible.

Les Pionniers ont aussi découvert dans le domaine que d’autres scouts avaient  commencé l’aménagement d’un coin prière. Ils ont donc achevé le travail commencé. Ce joli coin prière n'a malheureusement pas pu être utilisé pour leur célébration avec Amédée, Aumônier du groupe Mont-Salève, qui les avait rejoint pour quelques jours. En effet, ce jour-là une tempête les a obligés à se rapatrier dans la chapelle de la communauté voisine. La présence d’Amédée a été particulièrement appréciée par les Pionniers et ce sentiment fût réciproque puisque Amédée fut enchanté de vivre avec eux des temps de prière, de partage et de communion.

Après tous ces aménagements, le camp était « très confortable ».  Et oui ! Jacques avait mis à leur disposition pas moins de trois pavillons ( un pour l'intendance, un deuxième pour la douche et toilette des filles, et un dernier pour celle des garçons). Une fois installés donc, ils ont commencé le chantier.

L'idée était de participer à la réhabilitation d'une des dépendances du domaine qui permettra à une association d'entraide de proposer deux appartements à des familles à bas revenus pour passer des vacances et cela pour un tarif très abordable.

Bien sûr pour pouvoir bâtir quelque chose de viable, il faut bien souvent commencer par supprimer ce qui est en mauvaise état. Les Pionniers ont donc commencé par démonter la toiture : 180m2 de tuiles à enlever et à trier une par une pour pouvoir être réutilisées. Il est vrai qu'à 20 le travail va plus vite, et en deux jour l'affaire était entendu. Ils ont attaqué le démontage de la charpente, les plus courageux perchés sur le toit, les autres occupés à enlever quelques kilos de clous de toutes les planches qui leur parvenaient. Le chantier s'est achevé par la démolition d'une dalle en piteux état, de deux murs et du plancher du premier étage. Après quatre jours de chantier, les Pionniers avaient complètement désossé la bâtisse, ne laissant derrière eux que les murs porteurs et la poutraison principale.

Durant cette semaine les filles et les garçons ont aussi pu vivre une journée « à la carte » : l'équipe des filles avait décidé de découvrir Jonzac à vélo et celle des garçons d'aller visiter la Maison de la Forêt (musée consacré aux métiers du bois à Montlieu-la-Garde) et de revenir en vélo par les chemins forestiers.

Ces deux étapes ont fait office d'échauffement pour la semaine qui a suivi : un camp itinérant de 300 km en vélo à travers la Gironde.

 Dimanche 23 juillet, les Pionniers quittent donc Montendre pour rejoindre Fort-Médoc en empruntant le bac à Blaye. Ils passent leur première nuit à la belle étoile dans le parc du Fort qui fut construit par Vauban au XVIIIème et est classé aux monuments historiques.  Cette étape restera parmi les grands moments de ce camp.

Ils sont ensuite allés à Carcans où ils ont passé leur seule nuit en camping puisque la municipalité n’avait pas de lieu pour les accueillir.

La troisième étape, la plus longue (70 km), les a amené enfin jusqu'à l'océan où ils ont fait une longue halte faite de baignade de jeux et de ... sieste (!) avant de repartir pour Queyrac où ils passeront la nuit.

Pendant la quatrième étape, ils ont pu visiter Soulac-sur-Mer et aussi s’initier au body board avant de rejoindre Le Verdon-sur-Mer où ils ont passé deux nuits et où ils ont « particulièrement apprécié » la voracité des moustiques !!! Durant cette journée de repos, ils ont consacré leur temps à la réparation des vélos et à la préparation des engagements.

Ils ont quitté le Verdon-sur-Mer en prenant le bac pour traverser l'estuaire et rejoindre Royan. Après avoir pique-niqué à Talmont, ils ont repris la route pour atteindre Lorignac.

Cette étape fut particulière à plusieurs titres. Tout d'abord ce fut l’avant-dernière et ensuite ce fut le seul endroit où ils étaient autorisés à faire du feu ! (un camp scout sans feu de camp c'est impensable !).  Ce fut donc à cet endroit que huit jeunes pionniers arrivés dans le poste cette année, avaient choisi de faire leurs engagements.

 Après la transmission du flambeau par son parrain (un pionnier plus ancien qui l'a aidé à cheminer et à réfléchir sur le sens de son engagement) chacun jeune pionnier s'est engagé à vivre selon la charte des Pionniers - Scouts et Guides de France. Il est à noter que les engagements sont le moment culminant d’un camp scout où chaque jeune promet de faire de son mieux pour vivre en personne responsable, soucieux des autres, respectueux de son corps, bâtisseur d'un monde meilleur en route sur le chemin du Christ.

Que de larmes, d’émotion et de bonheur partagés ce soir-là !!!!

Enfin, la dernière étape les a ramenés à Montendre, fatigués mais contents d'être arrivé.  Ils ont fêté leur retour par un repas au restaurant avec Jacques et sa famille et ont poursuivi « l’esprit en fête » par une veillée « chants » avec guitares, jambe et autres percussions...

Les voilà déjà au matin du dimanche 30 juillet : le chemin du retour !
Il leur faut encore remettre les 24 vélos dans la remorque, avec les 8 tentes, la malle d'outils, celle des casseroles… tout se plie, tout se range, seuls restent les souvenirs.

Les Pionniers avaient travaillé dur pour préparer ce camp, choisir les étapes, obtenir les autorisations des propriétaires et des maires, concrétiser le dossier de camp, vérifier les vélos, préparer les menus, rechercher de points d’intérêts, faire les itinéraires et surtout obtenir les fonds nécessaires au voyage grâce à leurs extra-jobs (papiers cadeaux chez Maxi Toys, Foires aux Vins…)

Chaque pionnier avait son rôle....

Que dire de plus sur ces moments vécus ensemble où Partage, Solidarité, Découverte, Fatigue, Emotions, Joie, Larmes, Bonheur se sont côtoyés, si ce n’est le fait qu’aujourd'hui les Pionniers peuvent tous être contents et fiers d'avoir été jusqu'au bout de ce qu’ils avaient choisi...


TOUS ENSEMBLE !!!